Partager l'article ! La pression s'accentue sur le campement "Occupy Meti": Tentes installées devant le ministère de l'économie et de l'industrie (Meti) ...
Tentes installées devant le ministère de l'économie et de l'industrie (Meti), 12 novembre 2011
Après plus de deux semaines d'occupation, la tension est montée d'un cran samedi matin autour du village de tentes des antinucléaires, installé devant les portes du Meti. Une quarantaine de policiers, accompagnés de fonctionnaires du Meti ont entouré les tentes de chaînes. Sur les affichettes jaunes installés, on peut lire "Propriété de l'Etat, les sit-ins sont interdits"
La pression sur ce campement est en fait permanente. Les militants rapportent que tous les matins des employés du Meti viennent taper sur les tentes en disant "il est illégal de rester ici, vous devez partir". Parfois même, ils se font insulter.
Il y quelques jours, les antinucléaires avaient également eu droit à la visite de camions d'une organisation d'extrême-droite qui via mégaphone a déversé des messages de haine pendant plus d'un quart d'heure. Cette fois-là, le Meti n'a pas jugé opportun de mobiliser la police.
Cette occupation remporte malgré tout un certain succès. En entourant de chaînes le village de tente, le Meti avait peut être l'idée de se venger d'une action de la veille. En effet, hier soir, vendredi 11 novembre, 1300 personnes ont bravé la pluie pour former une chaîne humaine autour du batiment du Meti. Les participants, surtout des femmes, protestaient contre la remise en marche progressive des centrales nucléaires suspendus temporairement pour inspections.
Mathieu Gaulène