"Occupied", autocollant anti-Tepco, 19 avril 2012. Plusieurs autocollants de ce type, jouant sur le logo de Tepco sont apparus au mois d'avril sur les murs du quartier de Shibuya. Celui-ci est signé par l'artiste 281_Anti nuke
Après avoir engrangé des bénéfices pendant de nombreuses années, la Compagnie d'électricité de Tôkyô (Tepco) entend bien faire payer aux consommateurs le coût de la crise nucléaire. Celui-ci ne cesse en effet de s'envoler, alors que la situation reste très précaire dans la centrale de Fukushima Dai-ichi et que le chantier à entreprendre pour reprendre le contrôle est pharaonique. Lors d'une conférence de presse tenue mardi 8 mai dans la capitale, la firme a annoncé vouloir augmenter de 10, 28% le prix de l'électricité pour les ménages. Cette augmentation qui prendrait effet à partir du mois de juillet, verrait le coût du kilowatt/heure passer la barre des 25 yens.
En février déjà, Tepco avait promis une augmentation de 17% du tarif à destination des entreprises. A l'époque, la compagnie d'électricité promettait que cette augmentation ne concernerait pas les consommateurs. Il faut savoir que dans la région de Tôkyô, les ménages payent déjà un tarif plus élevé que les entreprises, une situation dénoncée par le groupe "Ne payons plus Tepco !" (Tôden Fubarai, 東電不払い).
Cette hausse de l'électricité pour les ménages sera étudiée par le ministère de l'industrie (Meti) qui, cela ne fait aucun doute, approuvera l'idée en raison des accointances entre les deux institutions. Pour la forme, peut-être, le ministre EDANO Yukio demandera à ce que la hausse soit limitée à 10%. De toute façon, cette hausse n'est que le début d'une longue série visant à socialiser les pertes. Tepco a d'ailleurs d'ores et déjà menacé d'augmenter les tarifs à nouveau si la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa n'était pas remise en service comme prévu.