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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 09:35

 

 Outre l'arrêt complet de tous les réacteurs nucléaire, la journée du 5 mai au Japon est également un jour férié dédié aux enfants. A cette occasion, les familles japonaises accrochent traditionellement au-dessus des toits de leurs maisons, des koinobori, des carpes en papier qui flottent au gré du vent. Les statistiques démographiques, elles, ne sont pourtant pas à la fête.

 

------copie-1.jpgDes koinobori. La carpe noire représente le père, la carpe rouge la mère, et viennent ensuite de l'ainé au plus jeune, le nombre d'enfants présents dans la maison.

 

D'après le ministère des affaires intérieures, le nombre d'enfants de moins de 15 ans a encore diminué cette année, pour la 31ème année consécutive et atteint le record de 16,6 millions, sur une population de 128 millions d'habitants. Les enfants ne représentent ainsi plus que 13% de la population. Seuls les préfectures de Tôkyô et Fukuoka au sud du Japon ont connu une augmentation des naissances. A l'inverse, la préfecture de Fukushima touchée par la catastrophe nucléaire, a vu le nombre de naissances connaître une chute vertigineuse avec seulement 13 000 naissances depuis l'année dernière. L'île d'Okinawa reste pour sa part la partie la plus jeune du Japon, avec 17,7% d'enfants.

 

Le vieillissement de la population au Japon est un phénomène qui est toujours envisagé sous l'angle socio-économique. Mais il y a aussi un impact psychologique évident, et la société japonaise se regarde vieillir d'année en année avec une certaine tristesse. Faute d'avoir beaucoup d'enfants à montrer, la télévision japonaise diffusait samedi 5 mai, des images d'archives de l'après-guerre, à l'époque bénie du baby-boom japonais.

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 09:44

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:05

Cette chanson est un véritable pied-de-nez à l'industrie nucléaire japonaise. Les auteurs reprennent les propos rassurants de la Compagnie d'électricité de Tôkyô (Tepco) pour en faire des paroles ironiques. Ils invitent notamment ceux qui font la promotion du nucléaire à aller travailler dans un réacteur. Le titre signifie "Allons travailler pour Tepco!" (東電に入ろう, tôden ni hairô). Il s'agit là d'un jeu de mot car la prononciation peut également siginifier "Abolissons les réacteurs en renversant Tepco" (倒電に廃炉). Cette chanson est une reprise de "Andorra" du chanteur de folk Pete Seeger.

 

 

 

Paroles:

 

Y-a-t'il des volontaires dans le public,

pour aller travailler pour Tepco?

Est-ce que quelqu'un veut faire sa fortune?

Car Tepco est à la recherche de personnes compétentes

 

Refrain

Allons travailler pour Tepco, Tepco, Tepco,

Travailler pour Tepco, c'est le paradis sur terre

Que tous les meilleurs hommes rentrent à Tepco

Et tombent comme des feuilles, morts

 

S'il y en a qui veulent avoir le frisson

Ils peuvent venir quand ils veulent chez Tepco

On a tout ce qu'il faut, de l'uranium, du plutonium,

Se faire employer comme sous-traitant, c'est tranquille!

 

Refrain

 

Tous ceux qui font la promotion du nucléaire

Venez s'il-vous-plait sous le coeur d'un réacteur

Cela ne vous fera rien de mal dans l'immédiat,

Prenez une douche et c'est tranquille!

 

Refrain

 

Le nucléaire est une énergie propre

Le plutonium, ça fait pas si peur que ça

Après tout, pour réduire sa radioactivité de moitié,

Cela ne prendra que 24 000 ans

 

Refrain

 

Pour soutenir les besoins d'énergie du Japon

On doit dépendre du nucléaire

Il est inévitable qu'il y ait quelques irradiations

Gargarisez-vous d'un bain de bouche et tout sera tranquille!

 

Refrain

 

Rassemblez tous les déchets nucléaires

Mettez-les dans des fûts, ça ira

Faites-les refroidir dans une piscine de Rokkasho-mura

Il ne reste plus qu'à attendre seulement 300 ans

 

Refrain

 

L'eau fuit de partout, mais gardez votre sang froid

De la fumée sort, mais ne paniquez pas

Le toit s'est envolé, mais tout va bien,

On va refroidir tout ça avec de l'eau de mer!

 

Refrain

 

Il n'y a pas vraiment de danger dans l'immédiat

Mais jetez quand même votre lait et vos légumes

Le grand homme du gouvernement nous l'a dit,

Nous paierons les indemnisations avec vos impôts!

 

Refrain

 

Les compteurs geiger sont en rupture de stocks

Vous n'avez pas besoin d'en possédez un

Nous publierons les niveaux de radiation

Seuls ceux qui nous croient seront sauvés!

 

Refrain (bis)

 

 

Une version live en bonus!



 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:43

tag1.jpg

Train tagué à Sapporo, 19 octobre

 

Un train a été retrouvé graffé mercredi dernier dans le métro de Sapporo, sur l'île septentrionale d'Hokkaidô, et il n'en a fallu pas plus pour attirer l'attention des médias japonais. Il faut dire qu'un élement interpelle la police en charge de l'enquête. Le même graffiti "Cute" a été retrouvé depuis août dans les métros de plusieurs grandes villes du Japon comme Kobe, Ôsaka, et même Fukuoka, au sud du Japon. Pour le moment, les enquêteurs privillégient donc l'idée qu'il s'agit du même groupe de graffeurs.En Europe, un tel "incident" passerait sans doute inaperçu car il est très courant de voir des trains recouverts de graffitis. A Paris, il arrive même que des trains soient graffés en marche.

 

 


 

Mais au Japon, les choses sont différentes et le cliché selon lequel tout est ordonné et propre correspond en grande partie à la réalité. Les graffitis et tags ne sont certes pas absents du paysage urbain dans les grandes villes du Japon, mais force est de reconnaître qu'ils sont rares.

 

tag3.jpg

Le même tag à Ôsaka, 5 octobre

 

Il faut dire aussi que les contrevenants sont exposés au pays du soleil-levant à une sévère répression. Très peu sensibles à la calligraphie moderne du street art, les juges japonais n'hésitent pas à envoyer en prison les artistes graffeurs. En 2001, un étudiant en art de 21 ans accusé d'avoir tagué des trains fut condamné à 30 mois de prison. Plus récemment en 2008, un grafffeur slovaque a été condamné à plusieurs mois de prison par la cour de justice d'Ôsaka pour les mêmes raisons. L'affaire avait également attiré l'attention des médias japonais.

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 00:00

http://blog.slate.fr/japon-gekokujo/files/2011/07/yellow-submarine-135-kami-et-mecha-l-imaginaire-japonais3.jpg

Dans son dernier numéro,  la revue spécialisée sur la science fiction Yellow Submarine s’intéresse à tout le spectre de l’imaginaire japonais, des kami – les dieux dans la religion animiste shintô – aux mecha – ces robots-géants du type Goldorak.

 

Il s’agit là d’une initiative salutaire. Alors que la France est, après le Japon, le premier pays consommateur de manga, peu d’études se sont penchés sur cette question. Il aura fallu attendre 2010 pour que soit publiés en France deux ouvrages de référence sur les mangas – celui de Karyn Poupée et Jean-Marie Bouissou. Le n°135 de Yellow Submarine vient compléter ce manque en s’attaquant à différentes facettes méconnues de la culture populaire japonaise.

 

Ainsi en est-il de la littérature SF japonaise dont Tony Sanchez retrace l’histoire dans un article passionnant et fort bien documenté. Méconnue et peu traduite en français, elle reste aussi en quête de reconnaissance au Japon, malgré l’existence d’une communauté d’auteurs importante, structurée depuis les années 1970 autour de la revue de référence dans l’archipel, SF magajin. Le fanzine aborde aussi d’autres facettes plus surprenantes, comme le kowai manga (manga d’horreur), les super-héros japonais, les kaijû et autres yôkai, ou encore le sous-genre ero guro (pour “érotique-grotesque”), mêlant érotisme et gore. Estomacs sensibles s’abstenir. Le tout est enfin accompagné d’une nouvelle inédite de YAMAMOTO Hiroshi, sur la rencontre entre un poète terrien et une civilisation extra-terrestre ayant dépassé le stade matériel pour devenir une “civilisation du langage”, vivant dans l’imaginaire:

 

“Notre civilisation est bien plus riche que la tienne. Nos ancêtres étaient comme vous : ils ont construit des villes de fer et de béton, ainsi que des vaisseaux pour voyager dans l’espace. Mais les ressources ne sont pas illimitées. On ne peut s’étendre éternellement, ni produire les mêmes ressources indéfiniment. Au contraire, l’espace du langage lui est illimité. Nous possédons une richesse infinie. Nous nous sustentons de récits, et nous abreuvons de chants. Nous portons nos chefs-d’œuvre comme des perles, et habitons les somptueux palaces de nos histoires. Les verbes sont des poteries manipulables à loisir, et nous pointons les larmes acérées de nos adjectifs. Nous nous engageons dans des joutes verbales de longue haleine, et faisons des signifiés nos trophées.” (traduction par Tony Sanchez)

 

http://blog.slate.fr/japon-gekokujo/files/2011/07/sf-fffaf4.jpg

Couvertures de SF magajin de 1971

 

On regrettera cependant l’absence (l’oubli?) de l’œuvre de MURAKAMI Ryû sans doute plus classique mais qui aurait mérité d’être évoqué. Le bidonville radioactif installé en plein Tôkyô, rongé par la drogue et la prostitution dans Les bébés de la consigne automatique ne relève-t-il pas – en partie – de l’imaginaire ? Et que dire de l’île hallucinée de La guerre commence au-delà de la mer où une fête orgiaque et sanglante lors du dépeçage d’un poisson géant se déroule sur fond de montée du militarisme. Sans parler du roman de politique-fiction, Quitter la Péninsule (Hantô wo deyo), malheureusement pas encore traduit en français, où un commando dissident nord-coréen s’empare de la bonne ville de Fukuoka et déclare son indépendance du reste de l’archipel. Un petit manque qui n’empêche pas ce fanzine de nous offrir un éclairage utile et passionnant sur une pan méconnu de la culture populaire du Japon.

 

Kami et Mecha. Imaginaire japonais, Yellow Submarine n°135, Les moutons électriques éditeur, 2011, 19 euros.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 12:08

http://blog.slate.fr/japon-gekokujo/files/2011/07/embryon1.jpg

Quand l’embryon part braconner (1966), de WAKAMATSU Kôji

 

Diffusion de Le femme scorpion et Tokyo X Erotika sur Arte cet été, nuit roman porno au Forum des images en juin, rétrospective de l’œuvre de WAKAMATSU Kôji à la Cinémathèque française l’année dernière : la France n’en finit pas de découvrir un cinéma de genre japonais très particulier, mêlant érotisme et violence: le pinku eiga.

 

Comment définir le pinku eiga, signifiant littéralement “cinéma pink” en japonais ? Apparus dans les années 60, les pinku eiga sont des films à petits budgets, souvent tournés en quelques semaines, et qui permirent à quelques studios – comme la Tôei et Nikkatsu  de sortir la tête de l’eau et d’éviter la faillite. Mais surtout, naît en plein mouvement étudiant, ils sont pour certains dotés d’une réelle charge subversive contre l’Etat japonais.

 

L’œuvre de WAKAMATSU Kôji, l’un des réalisateurs de films pink les plus connus au Japon, est emblématique de ce genre mêlant sexe, violence et politique. Un de ses premiers films, Quand l’embryon part braconner, est considéré comme un classique du pinku eiga. L’action se déroule dans un appartement et met en scène un patron et son employée qu’il enferme, violente, tourmente et humilie dans de longues scènes dérangeantes. Mais au cours du film, de manière progressive, le spectateur prend conscience que le rôle de dominant et de dominé peuvent s’inverser. L’homme, sûr de lui, apparaît comme quelqu’un de fragile psychologiquement, et la femme soumise comme étant capable de se révolter.

 

Wakamatsu n’est pas seulement un réalisateur prolixe, mais fut aussi un militant actif de l’Armée rouge japonaise, une organisation clandestine connue entre autres pour ses détournements d’avion et son attentat à l’aéroport de Lod en 1972. Il réalisa d’ailleurs en 1971, Armée rouge – FPLP : Déclaration de guerre mondiale, un documentaire mettant en scène les entraînements des deux groupes de lutte armée. En 2009, avec United Red Army, il tenta, maladroitement, de tirer un bilan de ces “années de plomb” japonaises,  en portant sur les écrans la sauvage autodestruction d’un des groupes de l’Armée rouge japonaise.

 


 

Son dernier film, le soldat dieu (Caterpillar) sorti l’année dernière, montre qu’à 74 ans Wakamatsu n’a rien perdu de sa rage contestataire. L’histoire, comme toujours, est glauque à souhait – un soldat revient vivant dans son village, mais sans bras et sans jambes, le visage à moitié brûlé. Sa femme, horrifiée, se voit forcée par la pression sociale de s’en occuper et de se soumettre aux désirs du héros national. La suite du film laisse comprendre que les circonstances dans lesquels il a été blessé son en réalité peu glorieuses. Une violente charge contre le militarisme japonais et l’absurdité de la guerre, à une période où les tentations de réécrire l’histoire de la Seconde guerre mondiale au Japon sont nombreuses.

 

L’œuvre de Wakamatsu a évolué avec le temps, pour peu à peu se détacher du genre pinku eiga. Un genre qui lui a plutôt mal évolué, abandonnant peu à peu son aspect subversif. Développé au départ par des studios indépendants, il a été récupéré dans les années 1970 par de grands studios comme la Tôei et Nikkatsu, avant d’être concurrencé et contaminé dans les années 1980 par les films pornographiques en vidéos. On préfèrera ainsi regarder le pinku eiga au passé, comme un genre unique propre au cinéma japonais.

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:00

Rankin Taxi est un pionnier de la scène reggae japonaise apparue à la fin des années 1980. Il s'agit ici d'une nouvelle version d'un morceau sorti en 1996, intitulé "Personne ne peut la voir, ni la sentir" (Dare ni mo mienai, nioi mo nai). Ecrites dans les semaines qui ont suivi le début de l'acccident de Fukushima, les paroles expriment l'angoisse de la population face aux substances radioactives rejettées par la centrale dans l'air et dans l'océan Pacifique.

 

 

 

Paroles:

 

C'est terrible, terrible, terrible, terrible,

le nucléaire

C'est terrible, terrible, terrible, terrible,

quand un accident se produit

 

C'est terrible, terrible, terrible, terrible,

Fukushima

C'est terrible, terrible, terrible, terrible,

Ce que ça a fait

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux

 

Une fois que l'accident se produit, c'est la grande panique,

Juste avant le naufrage, c'est le Titanic

Tchernobyl aujourd'hui est une ville fantôme,

Des enfants innocents ont un cancer de la thyroïde

 

Bienvenue

au célèbre Plutonium,

Au mythe de la sureté,

A "Fukushima, c'est terminé"

 

On ne pourra bientôt plus manger,

les produits de la ferme

N'importe où, n'importe quand,

la pollution se répand

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux

 

Elle touche tout le monde comme par exemple,

Kadhafi, Obama, Sarkozy, Berlusconi,

Hirose Takashi(1), Rankin Taxi, le premier ministre,

Hanshin (équipe de baseball d'Ôsaka), Kyojin (surnom des Yomiuri Giants de Tôkyô)

Ceux qui sont pour, ceux qui sont contre,

Tepco, Kepco, Nandenkanden (chaîne de restaurants ramen)
Les hommes, les femmes, les enfants, les adultes,
Asahi (journal), Bunshun (magazine), Ebisu, Kirin (marques de bière)
Les Blancs, les Noirs, Seiyu, Daiei (supermarchés)
Toyota, Nissan, l'Irak et l'Iran

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,

On ne peut ni la voir, ni la sentir

 

Même si le circuit de refroidissement fuit,

la centrale nucléaire va bien,

Protéger la paix dans le monde 24/24h,

Avec la bombe atomique,

Se réveiller quand il y a une catastrophe,

et n'en tirer aucune leçon,

Même en faisant attention,

une simple et stupide erreur peut survenir,

 

Des publicités habiles,

Dans des médias tout-puissants,

Une athmosphère douce,

Et des images subliminales,

Des journaux accumulant l'argent,

En étant remplis de publicités,

Et pendant qu'on croit tout ça,

Le vent souffle dans notre direction,

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,

On ne peut ni la voir, ni la sentir

 

Elle touche tout le monde comme par exemple,

Beyonce, Bae Yong-joon (acteur sud-coréen)

Alien, Anpanman, Ultra Seven, Level Seven,

Dub Ainu Band, Green Island, Soft Bank, Hard-Punk,

Matsumoto Kiyoshi (chaîne de pharmacie), Matsumoto Hitoshi (humoriste)

"Zack" (Zaccheroni, sélectionneur du Japon), McDo,

Godzilla, Mothra (monstres géants), la police, les petits caïds,

Le pdg, les profs, Michaël (Jackson), Maiko Haaaan!! (comédie de 2007)

Tamori (humoriste), Takeshi (Kitano),

Matsuya, Sukiya, (chaînes de fast-food)

Takata (électroménager), Starbucks,

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,

On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir

 

Est-ce que vous voulez mourrir en avalant la radioactivité ?

NON Y'A PAS MOYEN !

Ils nous disent que la fuite ne s'arrrête pas ?

NON Y'A PAS MOYEN !

Est-ce que vous voulez que nos enfants nous reprochent de n'avoir rien fait ?

NON Y'A PAS MOYEN !

Est-ce que vous voulez vivre avec une grave maladie ?

NON Y'A PAS MOYEN !

 

Est-ce que l'amour augmente avec la radioactivité ?

Est-ce qu'on devient plus intelligent grâce à la radioactivité ?

Est-ce qu'il n'y a plus de guerre avec la radioactivité ?

Est-ce que les gens sourient plus avec la radioactivité ?

 

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  

La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,

On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir

 

On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir (x3)

 [En fond, il est écrit sur un portique "Le nucléaire, une énergie pour un avenir brillant"]

 

On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,

le nucléaire

On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,

quand il y a un accident,

 

[Rankin Taxi en premier ministre, faisant des grands gestes]

C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,

le nucléaire,

C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,

tant qu'il n'y a pas d'accident,

 

C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,

le nucléaire,

C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,

Jusqu'à que ça le devienne

 

Jusqu'à que ça le devienne (x4)

Abruti!

 

(Traduction Philippe Tanaka) 

 

(1) Hirose Takashi est un célèbre essayiste japonais, auteur de plusieurs ouvrages sur le nucléaire. Dans "Mettez les centrales nucléaires à Tôkyô" (Tôkyô ni genpatsu wo!) écrit en 1981, il encourageait par provocation Tepco à construire les centrales nulcéaires dans la capitale et non à la campagne, puisque selon l'exploitant elles étaient sûres.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:51

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10 avril, 7 mai, 11 juin. A chaque fois, les manifestations antinucléaires ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes à Tôkyô. Un fait inhabituel dans un pays où les habitants ont perdu l'habitude de descendre dans la rue. Outre l'organisation de multiples concerts de rock ou de rap, ces grands rassemblements antinucléaires sont aussi l'occasion pour des Japonais d'exprimer toute leur créativité. Petit florilège de poster antinucléaire.

 

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"Join demo !! Say genpatsu yamero" (Rejoins la manif, dis stop au nucléaire!)

 

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"Ce qu'il faut faire quand il y a un accident nucléaire:

dire à tes enfant de ne pas croire le gouvernement"

 

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"Sûre? Propre? Non merci Tepco!"

 

bettraves.jpg

L'aubergine : [énervée] Le nucléaire, c'est trop dangereux!!

La Tomate : [munie d'un porte-voix] Faisons des énergies renouvellables!

(Il y a un un jeu de mot avec "aubergine" et "légumes", impossible à traduire)

 

 

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Fukushima kawaii

 

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"Datsu genpatsu" (sortir du nucléaire)

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 00:00
Les antinucléaires au Japon peuvent se targuer d'avoir le soutien d'une large scène culturelle, et notamment du célèbre compositeur Ryûichi Sakamoto. Plus récemment, ce sont des rappeurs japonais qui se sont exprimés sur le nucléaire, à l'instar de Shing02 qui avait activement participé au projet artistique Stop Rokkasho initié en 2006. On le retrouve dans cette vidéo avec d'autres rappeurs de l'Archipel.

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A Propos

  • : Le Japon à l'envers
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  • : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.
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